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Vols sans pilote dans l’espace

 

La compétition était telle entre les deux puissances de la Guerre froide, les États-Unis et l’ex-URSS, qu’elle a été surnommée la « Course à l’espace », terme qui illustre l’énergie déployée par les deux parties pour imposer leur marque dans le domaine de l’astronautique.

Les déchets des stations spatiales sont envoyés dans les Progress, afin d’être désintégrés lors de leur retour dans l’atmosphère.

Un des progrès les plus remarquables de l’URSS, parmi tous ceux affichés par les deux parties, a été la mise en œuvre de vols sans pilote dans l’espace. Les stations russes se distinguaient particulièrement par le fait qu’elles utilisaient des vaisseaux sans pilote (stations Saliout 6, Saliout 7 et MIR) et que les cosmonautes pouvaient y résider indéfiniment, étant automatiquement approvisionnés. Les systèmes de vols habités présentaient des coûts élevés et de nombreux dangers ; les vaisseaux PROGRESS, par contre, étaient lancés comme des missiles au-dessus de la stratosphère, où ils se désolidarisaient, puis les moteurs se mettaient en marche et ils se dirigeaient de manière autonome vers leur objectif : les stations spatiales.

Les vaisseaux Progress se basaient sur la structure des fusées SOYOUZ, qui se différenciaient par le fait qu’elles ne comprenaient pas de capsule d’équipage, remplacée par un réservoir de carburant, permettant ainsi une plus grande autonomie et la possibilité de fournir de l’énergie aux stations spatiales ; elles servaient également de moteurs de poussée en vue d’une rectification d’orbite, en cas de besoin. Dès que le vaisseau a terminé sa mission, il se désolidarise de la station spatiale, stoppe les moteurs de freinage orbital et se laisse attirer par la Terre afin d’entrer dans l’atmosphère ; là, une partie du vaisseau (conçue à cet effet) se désintègre sous l’effet du frottement et une capsule tombe, retenue par un parachute, avant d’être récupérée. Elle contient tout ce que la station aura voulu envoyer vers la Terre.  

Une anecdote raconte que les déchets des stations spatiales sont envoyés dans les Progress, afin d’être désintégrés lors de leur retour dans l’atmosphère.

Les vaisseaux se divisent en trois parties :

  • le module de charge (en russe, Грузовой отсек) : module orbital pressurisé, utilisé pour transporter de la nourriture, des vêtements et différents équipements. Il comprend également le système d’arrimage automatique et transporte une série de tuyaux servant à transvaser le carburant (de l’hydrazine – UDMH) et le comburant (du dioxyde d’azote – N2O4), depuis le module de charge jusqu’à la station spatiale et remplir ainsi les réservoirs de la station.
  • Le module de carburant (en russe, Отсек компонентов дозаправки) : dans les vaisseaux Progress, le module de descente de la version habitée est remplacé par ce module non pressurisé (afin d’éviter des fuites dans l’atmosphère de la station), qui transporte le carburant et le comburant nécessaires pour la station.
  • Le module d’instrumentation et de propulsion (en russe, Приборно-агрегатный отсек) : semblable au module Soyouz, ce vaisseau est entièrement automatique et transporte le moteur principal pour les manœuvres orbitales de la station spatiale.

Ce vaisseau s’est progressivement amélioré et il est actuellement utilisé pour l’approvisionnement et le ravitaillement de l’ISS (International Space Station), dans ses versions Progress M, Progress M1, Mc ou Ms. Le dernier vaisseau Progress qui a rejoint l’ISS était le Progress MS – 05 (n° 66), qui s’est arrimé au compartiment Pirs de l’ISS le vendredi 24 février à 8 h 30 GMT et a apporté près de 3 tonnes de fournitures au laboratoire orbital. Le Progress avait décollé du cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan, le mercredi 22 février.

Si vous souhaitez plus de détails sur la portée et les caractéristiques de ces vaisseaux, veuillez consulter les liens suivants :

http://www.mcc.rsa.ru/progress_mc02.htm

https://www.nasa.gov/mission_pages/station/structure/elements/progress.html#.V4FTO1QrI1M

 

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