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Les défis des opérations des SATP

 

Pour clôturer la série de trois articles réservés aux défis dans les différentes phases du cycle de vie des SATP, nous allons aborder les aspects les plus importants, de notre point de vue, des opérations.

Pour commencer, rappelons que le vol d’un SATP est considéré comme une activité aérienne exceptionnelle et, pour cette raison :

  • il doit être dûment autorisé ;
  • l’opérateur est responsable de l’aéronef et de son fonctionnement ; il doit être couvert par une police de responsabilité civile ;
  • la plateforme doit être correctement identifiée : plaque d’immatriculation, numéro de série et entreprise exploitante ;
  • les opérations ne sont autorisées que dans le cadre de l’enveloppe de vol autorisée.
Le principal défi est d’arriver à intégrer, en toute sécurité, les SATP lors d’opérations complexes, en travaillant en collaboration avec d’autres systèmes.

Par conséquent, en fonction de ce caractère exceptionnel, plusieurs précautions doivent être prises lors des opérations d’un SATP. Il faut évidemment que tous les papiers soient en règle, il faut être en contact avec les autorités compétentes, qui fourniront le soutien nécessaire en cas de doute concernant les limites des opérations, définies par la réglementation.

Avant d’entreprendre une opération, il est nécessaire d’effectuer une série exhaustive de vérifications avant le vol, au cours de laquelle il sera vérifié, au sol, que tous les systèmes fonctionnent correctement. Une incidence détectée à temps, au sol, permet d’éviter un certain nombre de problèmes ultérieurs.

Le système de contrôle et de guidage qui dirige la navigation de la plateforme doit être résistant et préparé à un grand nombre de situations de défaillance, ainsi que pour exécuter les mesures d’atténuation correspondant à chaque cas. De plus, il est essentiel que le pilote qui dirige la plateforme à distance soit expert en la matière, ait été correctement formé et soit titulaire d’un diplôme. Dans certains cas problématiques, en cours d’opération, l’expertise du pilote peut être essentielle pour préserver l’intégrité de la plateforme, d’autres biens matériels et, bien sûr, des personnes présentes.

Il existe un grand nombre d’applications où l’utilisation des SATP est justifiée, lors d’opérations civiles, par exemple :

  • tâches de surveillance de l’environnement, comme la réalisation d’inventaires forestiers ou pour l’agriculture de précision (optimisation des ressources hydrique et des fertilisants, identification et lutte phytosanitaire, amélioration de la qualité et de la production de cultures). Dans ce sens, un des principaux défis réside dans la possibilité d’améliorer l’efficacité des moteurs électriques, afin de couvrir de grandes surfaces de terrain, tout en laissant une trace mineure dans l’environnement.
  • Travaux de topographie pour l’industrie minière et le génie civil. Grâce à l’utilisation de caméras COTS de haute résolution, à la précision en cours de vol et aux techniques post-processus des images par triangulation stéréoscopique, il est possible de réaliser des levers de terrain et des orthoimages, sans avoir recours à des équipements et services coûteux, comme les vols habités avec LIDAR (détection et télémétrie par ondes lumineuses) et les caméras photogrammétriques de grand format.
  • L’automatisation des informations cartographiques (par exemple pour les services cadastraux) et l’identification et la documentation d’éléments du patrimoine culturel.
  • Ou, en relation avec le concept actuel de Smart Cities, l’évaluation en temps réel de la pollution de l’air dans des situations contrôlées (centre urbain) ou en cas d’urgence (incendies, accident nucléaire, etc.).

Dans le domaine de la défense, en plus des difficultés techniques que l’on trouve dans les situations civiles décrites ci-dessus, la précision doit être encore plus importante lors des opérations de SATP, car la marge d’erreur, pour des raisons évidentes, est pratiquement nulle. Dans ce contexte d’utilisation, les opérations sont normalement intégrées aux équipements au sol et à d’autres moyens aériens, habités ou non, compliquant encore plus les scénarios.

Voici donc quelques exemples parmi les centaines d’applications que l’on peut envisager et où les SATP peuvent aider, de manière efficace, à améliorer des activités réalisées jusque-là par d’autres moyens mais où, sans aucun doute, le principal défi est d’arriver à intégrer, en toute sécurité, les SATP lors d’opérations complexes, en travaillant en collaboration avec d’autres systèmes.

Nous poursuivons notre travail.

 

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