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Vers un modèle de boutique de passage obligé

José Antonio Poyato Moreira

José Antonio Poyato Moreira

AERTEC Solutions / Airport Operations

 

D’un point de vue financier, les recettes d’un aéroport se divisent en deux catégories, en fonction de leur nature :

  • Les recettes aéronautiques, qui proviennent de l’exploitation des aéronefs d’un aéroport, par exemple, de l’encaissement des redevances de stationnement, de sûreté, d’utilisation des installations, etc.
  • Les recettes extra-aéronautiques, qui découlent de l’activité commerciale de l’aéroport, notamment, des boutiques, des restaurants, de la location de terrains, de l’exploitation de parkings, etc.
Les résultats obtenus après l’adoption de ce modèle révèlent une nette augmentation des recettes commerciales.

Les recettes aéronautiques sont traditionnellement plus importantes que les recettes commerciales, mais cette proportion s’est inversée au cours des dernières décennies. Les raisons de ce changement sont liées, principalement, au manque de marge de manœuvre pour modifier l’organisation et les redevances aéroportuaires, sans compter que les recettes commerciales offrent de meilleures possibilités de développement et de croissance pour l’avenir.

Parmi les stratégies utilisées par les aéroports pour accroître leurs recettes commerciales figurent le recours, dans leur enceinte, aux « boutiques de passage obligé », notamment sous forme de boutiques hors taxes.

L’idée d’un tel modèle consiste à situer l’établissement commercial sur le passage des voyageurs, généralement derrière le contrôle de sécurité, ce qui permet de s’assurer que la totalité des voyageurs visiteront la boutique. Les résultats obtenus après l’adoption de ce modèle révèlent une nette augmentation des recettes commerciales.

L’aéroport de Sydney, qui est le premier à avoir misé sur ce concept, en a tiré d’excellents résultats. Depuis, de nombreux aéroports européens ont décidé de faire de même : Paris CDG, Heathrow, Gatwick, Zurich, Bologne, etc.

En Espagne, le modèle de « boutique de passage obligé » a fait l’unanimité et les aéroports ont réalisé, entre 2012 et 2013, d’importants investissements afin de le mettre en place. Ainsi, certains aéroports tels que Madrid-Barajas, Barcelona-El Prat, Malaga-Costal del Sol, Palma de Majorque et Alicante, disposent à l’heure actuelle de « boutiques de passage obligé » pour la vente d’articles hors taxes.

Pour ce qui est des aéroports, il s’agit sans nul doute d’un moyen efficace d’augmenter les recettes commerciales. Mais quand est-il des voyageurs ? Que pensent-ils du fait qu’on les oblige à suivre une direction toute tracée ?

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