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Un parc solaire spatial

María Isabel Montero

María Isabel Montero

AERTEC / Head of PMO & MRO – Madrid Division

 

L’aéronautique contribue sans équivoque à la mondialisation, en améliorant le transport aérien chaque jour ; elle constitue également l’un des piliers des développements scientifiques, technologiques et industriels qui permettront d’améliorer de nombreux aspects de la vie sur Terre.

Un parc solaire spatial pourrait être entre 5 et 10 fois plus performant qu’un parc solaire situé à la surface de la Terre.

L’espace constitue sans aucun doute l’un des domaines de l’ingénierie aéronautique dont le potentiel de croissance et de développement sera le plus important dans les années à venir. Il ne s’agit pas seulement d’exploiter la capacité de nos aéronefs à aller toujours plus loin et découvrir les confins de notre système solaire, mais aussi de lancer de grands projets d’exploitation minière spatiale, de tourisme, des bases d’exploration et d’autres initiatives aussi intéressantes que complexes.

Si l’on prend pour exemple le potentiel de l’énergie solaire et l’amélioration de l’exploitation de cette ressource renouvelable, il existe un projet innovant conçu au Japon.

L’énergie solaire dont nous bénéficions tous les jours est dépendante des conditions météorologiques de l’endroit où elle est captée. Afin de profiter au maximum de l’énergie solaire, l’Agence d’exploration aérospatiale du Japon (JAXA) a misé sur la recherche et le développement actifs des SPS (satellites de puissance solaire), afin de créer un immense parc solaire dans l’espace et garantir ainsi un apport en énergie pour toute la planète.

En substance, ce projet a pour objectif de créer un parc solaire dans l’espace, d’une surface de plusieurs kilomètres carrés et composé de panneaux solaires « flottants » lesquels, tout comme les satellites, seraient reliés à un point terrestre. Le satellite resterait en orbite géostationnaire. JAXA estime que ce parc pourrait être entre 5 et 10 fois plus performant qu’un parc solaire situé à la surface de la Terre, car il pourrait capter directement l’énergie du soleil, sans interférences dues à l’atmosphère, ce qui permettrait de s’affranchir de l’incidence des saisons ou de l’obscurité de la nuit.

Pour transporter cette énergie vers la Terre, une seule forme logique est envisagée, sans câbles. JAXA a souligné que la seule alternative est de développer une transmission par microondes. Le laser a été écarté car, jusqu’à présent, aucune façon n’a été découverte pour qu’il fonctionne de manière efficace à travers les nuages.

La revue Physorg a récemment publié que l’entreprise japonaise « Mitsubishi Heavy Industries », en tant qu’associé et collaborateur dans le projet de JAXA, a réussi à transmettre 10 kilowatts à un récepteur situé à environ 500 mètres, grâce aux microondes. Ce n’est qu’une première étape. Pour le moment, JAXA et Mitsubishi progressent dans la transmission sans fil d’énergie de haute précision et visent à obtenir un système efficace qui n’engendrera pas de pertes d’énergie lors de son transport. C’est seulement à cette condition que ce projet pourra être viable.

JAXA prévoit de tester sa technologie dans l’espace en 2018, grâce à un petit satellite qui pourrait transmettre plusieurs kilowatts. À l’horizon 2031, il est prévu de mettre en place une usine pilote, capable d’engendrer un gigawatt et qui pourrait être prête à fonctionner dans l’espace en 2040.

Les industries énergétiques pourront-elles se réinventer, face à une telle avancée ? C’est ce que font déjà les industries liées à l’aéronautique.

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